LA GRANDE GUERRE ... en livres et en films (1/2)

Voici un petit tour d'horizon, non exhaustif bien sûr de ce que l'on appelle la Grande Guerre. Nombreux furent (et sont encore ) les écrivains et cinéastes inspirés par cette période tragique. De nombreux chefs d'oeuvre en sont nés. En voici quelques uns...


LA GRANDE GUERRE AU CINEMA


J'ACCUSE d'Abel Gance (1919)

Synopsis : L'histoire d'un trio amoureux en pleine première guerre mondiale donc chaque personnage aura un destin dramatique : la déportation, la mort, la folie...

 

Abel Gance aura pour assistant-réalisateur sur ce tournage un certain Blaise Cendrars...

 

Le titre de ce film fait bien sûr référence aux fameux article d'Emile Zola dans l'Aurore le 13 janvier 1898.

 

 

 

En 1938, Abel Gance fait un remake de son propre film. En voici un extrait où pour empêcher une nouvelle guerre Jean Diaz fait appel aux morts de la guerre...


LES CHEMINS DE LA GLOIRE d'Howard Hawks (1936)

 

Là aussi l'histoire d'un trio amoureux sur le front en 1916, deux gradés qui se lient d'amiité mais tombent amoureux de la même femme...

 

William Faulkner est le co-scénariste de ce film.

 

Lionel Barrymore, qui joue le rôle du père de Paul , l'un des personnages principaux de ce film, n'est autre que le grand-père de l'actrice Drew Barrymore, rendue célèbre pour son rôle phare de la petite Gertie dans E.T. l'extra-terrestre de Stephen Spielberg.

 

Toute l'actu Cinéma est sur Commeaucinema.com


LA GRANDE ILLUSION de Jean Renoir (1937)

Synopsis : 

Le lieutenant Maréchal et le capitaine de Boëldieu se retrouve prisonniers dans un camp en Allemagne au milieu d'autres soldats de tout grade et de toute origine sociale... Après de nombreuses tentatives d'évasions vouées à l'échec, les deux gradés se retrouvent dans un camp fortifié en montagne, dirigé par le commandant von Rauffenstein, celui-là même qui a abattu leur avion. Ce dernier et De Boëldieu se rapprochent mais ce rapprochement n'empêche pas une ultime tentative d'évasion au cours de laquelle, forcé par son devoir le commandant von Rauffenstein tue le capitaine de Boëldieu...

 

Distribution


Jean Gabin : lieutenant Maréchal
Marcel Dalio : lieutenant Rosenthal
Pierre Fresnay : capitaine de Boëldieu
Erich von Stroheim : capitaine puis commandant von Rauffenstein
Dita Parlo : Elsa

 

La Grande Iluusion est un chef d'oeuvre du cinéma français qui fut violemment critiqué par Louis-Ferdinand Céline dans un pamphjlet anitsémite. Il fut également censuré pendant la Seconde Guerre Mondiale par les nazis.

 

La jeune Françoise Giroud fut le scripte de ce film...


LE DICTATEUR de Charlie Chaplin (1940)

Bien que ce film fasse fortement penser à la Seconde Guerre Mondiale par son personnage éponyme, il porte sur la première. Le nazisme est bien sûr le sujet central mais il est transposé pendant la Grande Guerre dans un pays imaginaire ressemblant fort à l'Allemagne.

 

Synopsis : Un soldat rendu amnésique par le crash de son avion, se retrouve dans un hôpital, coupé du monde, pendant de nombreuses années. Lorsqu'il finit par réintégrer sa boutique de barbier, celle-ci se trouve dans le ghetto juif et il est victime d'une rafle, puis accusé de complot contre le Dictateur Adenoïd Hynkel dont il est... le parfait sosie ! Il finira par être confondu avec celui-ci et devra malgré lui faire un discours à la radio... qui, contre toute attente, sera emprunt de pacifisme et tolérance !

 

Distribution

 

Charlie Chaplin : le barbier juif / Adenoïd Hynkel (dictateur de Tomanie, son prénom est la traduction anglaise de « adénoïde », c'est-à-dire « glanduleux » ou « ganglionnaire »).
Paulette Goddard : Hannah
Jack Oakie : Benzino Napoleoni (dictateur de Bactérie, son nom est la contraction de Napoléon et Mussolini, son prénom est inspiré de Benito et de benzina, essence en italien)
Reginald Gardiner : Commandant Schultz

 


LES SENTIERS DE LA GLOIRE de Stankey Kubrick (1957)

Ce film a pour sujet les mutineries pendant la première guerre mondiale. En 1916, du côté français, un général à qui l'on a fait miroiter un avancement, ordonne une offensive qui tient du suicide. Plutôt que de reconnaître son erreur et l'absurdité de ses ordres, le général se retourne contre ses propres troupes lorsqu'il s'aperçoit du massacre et réclame des exécutions pour exemple...

 

Distribution

 

Kirk Douglas : Colonel Dax
John Stein : Capitaine Rousseau
Harold Benedict : Capitaine Nicolas
Adolphe Menjou : Général Broulard


LAWRENCE D'ARABIE de David Lean (1962)

En 1916, au Moyen-Orient, en pleine première guerre mondiale, face aux turcs, alliés des troupes allemandes, le Lieutenant T.E. Lawrence persuade les Arabes de lancer une attaque.

 

Point de vue excentré par rapport aux autres films portant sur la période de la Grande Guerre, Lawrence d'Arabie fut consacré par 7 oscars dont celui du meilleur film et du meilleur réalisateur. Peter O'Tool et Omar Sharif furent récompensés (meilleur acteur et meilleur second rôle) respectivement par un BAFTA et un Golden Globe Award.

 

Marlon Brando avait été également pressenti pour le rôle-titre.

Fait marquant, aucune femme n'a la parole dans le film.

Enfin, c'est Jean Piat qui double la version française de T.E. Lawrence...

 

Distribution

 

Peter O'Toole : Thomas Edward Lawrence
Alec Guinness : Prince Fayçal ibn Hussein
Anthony Quinn : Auda ibu Tayi
Jack Hawkins : Général Edmund Allenby
Omar Sharif : Shérif Ali ibn el Kharish


JOHNNY S'EN VA-T-EN GUERRE de Dalton Trumbo (1971)

Unique film de l'écrivain et réalisateur Donald Trumbo, Johnny s'en va-t-en guerre relate l'histoire d'un jeune Américain qui, de son propre chef, part sur le front pendant la première guerre mondiale. Il en revient amputé des quatre membres et ayant perdu tous les sens sauf le toucher. C'est par ce dernier qu'il pourra continuer à communiquer... Un dilemne s'impose à l'équipe médicale lorsque celle-ci réalise que le soldat est toujours conscient dans un corps quasiment détruit...

 

Au Festival de Cannes, Johnny s'en va-t-en guerre remporte en 1971 le Grand prix du Jury ainsi que le Prix de la Critique internationale.

 

Distribution

 

Timothy Bottoms : Joe Bonham
Kathy Fields : la petite amie de Joe
Marsha Hunt : la mère de Joe
Jason Robards : le père de Joe
Donald Sutherland : Jésus Christ

Diane Varsi : l'infirmière


LE PANTALON d'Yves Boisset (1997)

L'absurdité de la guerre. Pendant la première Guerre Mondiale, un jeune fantassin, père de famille, se retrouve fusillé pour exemple, parce-qu'il a refusé de porter un pantalon réglementaire taché de sang.

Ce film, contrairement aux autres cités ici, a été réalisé pour la télévision.

Il est l'adaptation du roman éponyme d'Alain Scoff.

 

Distribution


Wadeck Stanczak : Lucien Bersot
Philippe Volter : Lieutenant Guérin
Bernard-Pierre Donnadieu : Colonel Auroux
Jean-Paul Comart : Lieutenant André
Marie Verdi : Marie-Louise
Riton Liebman : Moline
Marc Berman : Commandant Poupinel
Jacques Chailleux : Langouin
Xavier Percy : Caporal Jusot


LA CHAMBRE DES OFFICIERS de François Dupeyron (2001)

La Chambre des officiers est à l'origine un livre de Marc Dugain. Dans ce récit un jeune lieutenant part à la guerre mais quelques jours seulement après l'entrée en guerre de la France il se retrouve défiguré par un obus et est rapatrié dans un hôpital où il passera tout le reste de la guerre entouré d'autres gradés ayant subi le même sort. Il s'agit de la chambre des officiers, un lieu qui leur est réservé. Pendant les cinq années qui vont suivre, des amitiés fortes font naître entre ces compagnons d'infortune, ceux que l'on appelle les "gueules cassées"...

 

Distribution


Éric Caravaca : Adrien
Denis Podalydès : Henri
Grégori Dérangère : Pierre
Sabine Azéma : Anaïs
André Dussollier : Le chirurgien
Isabelle Renauld : Marguerite
Géraldine Pailhas : Clémence
Jean-Michel Portal : Alain


UN LONG DIMANCHE DE FIANCAILLES de Jean-Pierre Jeunet (2004)

La quête d'une jeune femme, Mathilde,  pour retrouver son fiancé, Manech, soldat accusé de s'être auto-mutilé pour échapper à la guerre et condamné à mort par la cour martiale. Abandonné dans le no man's land entre les deux camps avec quatre comparses, on ne sait ce qu'il est devenu. Aidé d'un détective privé, Mathilde découvrira enfin la vérité...

 

Un long dimanche de fiançailles est, à la base, un livre de Sébastien Japrisot, habitués des adaptations au cinéma... (Compartiment tueurs de Costa-Gavras en 1964, Piège pour Cendrillon d'André Cayatte en 1965, La dame dans l'auto avec des lunettes et un fusil d'Anatole Litvak en 1970 et L'Eté meurtrier de Jean Becker en 1983)

 

Distribution


Audrey Tautou : Mathilde Donnay
Gaspard Ulliel : 2e classe Jean « Manech » Langonnet, dit « Le Bleuet »
Dominique Pinon : Sylvain
Clovis Cornillac : 2e classe Benoît Notre-Dame, dit « Cet homme »
Jérôme Kircher : Caporal Kléber Bouquet, dit « Bastoche »
Chantal Neuwirth : Bénédicte
Albert Dupontel : Célestin Poux


LES AMES GRISES d'Yves Angelo (2005)

Adapté du roman de Philippe Claudel (prix Renaudot 2003), ce film a pour cadre un village de l'est de la France, non loin du front qui va être le théâtre du meurtre sordide d'une fillette bien connue des villageois.

Epargnés en quelque sorte par la guerre grâce à l'usine qui les emploie, les habitants se retrouvent face à l'atrocité de ce fait divers tout comme, tout près, les soldats se retrouvent face à l'atrocité de la guerre...

 

Distribution


Jean-Pierre Marielle : le Procureur Pierre-Ange Destinat
Jacques Villeret : le Juge Mierck
Marina Hands : Lysia Verhareine, l'institutrice amoureuse
Denis Podalydès : Aimé Lafaille, le policier
Michel Vuillermoz : le Maire
Serge Riaboukine : Bourrache, l'aubergiste
Thomas Blanchard : le Soldat Yann Le Floc
Agnès Sourdillon : Joséphine Maulpas
Franck Manzoni : le Colonel Matziev
François Loriquet : Le Contre, l'instituteur fou
Nicole Dubois : Barbe, la servante du Procureur
Joséphine Japy : "Belle de jour", la jeune fille de l'aubergiste


JOYEUX NOEL de Christian Carion (2005)

Ce film relate l'histoire réel de soldats français, écossais et allemands qui en 1914 ont décidé de faire une trêve le temps de la veillée de Noël, partageant ainsi la symbolique de Noël mais aussi la souffrance que cette guerre engendre et qui est finalement la même d'un côté comme de l'autre...

La cantatrice Anna Sørensen, interprêtée par Diane Kruger est doublée par Natalie Dessay pour les parties chantées...

Distribution


Diane Kruger : Anna Sørensen, soprane danoise
Benno Fürmann (avec la voix française de Dimitri Rataud) : Nikolaus Sprink, ténor à l'opéra de Berlin
Guillaume Canet : le lieutenant Audebert
Gary Lewis : Palmer, écossais, prêtre catholique et brancardier
Daniel Brühl : Horstmayer, le lieutenant allemand
Dany Boon : Ponchel, coiffeur nordiste et aide de camp d'Audebert
Lucas Belvaux : Gueusselin
Bernard Le Coq : le général Audebert
Alex Ferns : le lieutenant Gordon
Christopher Fulford : le major britannique
Michel Serrault : le châtelain


LE PETIT BONUS !

CHARLOT SOLDAT (SHOULDER ARMS) de Charles Chaplin (1918)

Visionner ce film dans son intégralité... Bon film !


Commentaires : 0 (Discussion fermée)
    Aucun commentaire pour le moment.